On s'intéresse souvent à l'illettrisme, mais moins à la « dyscalculie » - l'incapacité à effectuer des calculs. Les résultats d'une étude du professeur Jean-Paul Fischer (université Nancy-II) constituent ainsi une grande première : sur 10 213 adultes de 18 à 65 ans, la dyscalculie touche 2,95% de la population - dont 0,55% de « dyscalculies profondes ». Or « chez les préadolescents, le taux n'est que de 1,1%». Il semblerait donc que, le plus souvent, cette inaptitude à l'arithmétique soit non pas innée, mais acquise : à mesure que l'on avance en âge, on abandonne toute pratique. En effet, avec les ordinateurs, calculettes et... feuilles d'impôts préremplies, « le raisonnement arithmétique n'est presque plus nécessaire dans la vie quotidienne ». N'empêche, constate Jean-Paul Fischer, «le raisonnement arithmétique reste essentiel à la compréhension de notre société ».
Par Olivier via Le Nouvel Obs
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